Tu poses tes cristaux blancs
Sur les arbres et les champs.
Tes minuscules paillettes
Donnent un air de fête
Au moindre brin d’herbe,
De la nacre la superbe
A l’objet abandonné
Aux frimas de la nuitée.
Ton froid piquant réveille l’âme
Et brûle comme une flamme
Les imprudents qui s’aventurent
Au dehors sans couverture.
Au cœur de l’hiver
Tu égalises les défauts
De ce monde austère
En le rendant beau.
Cependant comme l’amour
Tu es éphémère.
Passé le début du jour
Disparu le mystère.
Au soleil éclatant
A fondu le voile
Donnant le soir aux amants
La beauté d’une étoile.