Un soir au canal

Pour une fois, on va mixer images et texte ! Il faut dire que le(s) sujet(s) le mérite(nt) :

le canal (et mon chien !!!)

Si un soir au canal vous promenant,

Vous croisez un grand barbu souriant

N’ayez crainte, il n’est pas vraiment méchant.

Casque aux oreilles, il écoute sa musique

Les yeux grands ouverts, il est extatique

Car tout ce qu’il voit pour lui est unique.

Les adieux du soleil couchant,

Puis les étoiles au firmament

Ou les méandres du halage

Et le bois des buissons sans âge.

Les jeux de lumière dans les mares

Le croupion frétillant des canards

Les dents jaunes des ragondins,

Sur l’eau les reflets du moulin.

Rarement son chien noir marche à ses côtés

Car il ne reviendra que s’il est appelé

Au cas où y aurait quelque chose à manger.

Parfois le grand barbu essaie d’immortaliser

La magie qu’il voit en prenant des clichés

Sur lesquels, souvent, le chien vous trouverez !

Cette masse de poils fous permet, comme les précédentes,

Au grand barbu de très vite remonter la pente

Car le voir vivre sa vie de chien vraiment l’enchante.

Les soucis du quotidien il lui fait oublier,

Et lui fait voir du moment présent tous les bienfaits.

Ici et maintenant, c’est bien là qu’est le vrai.

Si un soir au canal ce barbu vous rencontrez,

Il pourra avec grand plaisir vous emporter

Dans son monde simple et enchanté.

Rêves de gosse

On continue avec les voyages dans le temps ! Et vous, quels étaient vos rêves ?

J’aurais voulu être beau comme un ange, à faire tomber en pâmoison toutes les femmes

J’aurais voulu être le meilleur combattant du monde, pour écraser tous ceux qui osaient se moquer de moi

J’aurais voulu être toujours sûr de moi, ne jamais douter et être certain d’avoir raison

J’aurais voulu avoir réponse à tout, connaître et savoir tout, et ne pas avoir besoin d’apprendre

J’aurais voulu ne pas penser ni rêver, ne pas imaginer sans cesse, pour pouvoir vraiment profiter de mon repos

J’aurais voulu être riche et pouvoir vivre sur une île déserte, sans voir personne

J’aurais voulu ne pas avoir besoin de bouger dès qu’une musique est plus entraînante que les autres

J’aurais voulu réussir à m’empêcher de chanter toutes les paroles de mes chansons préférées

J’aurais voulu ne pas voir le beau partout, pour ne pas passer des heures à regarder une fleur ou un insecte

J’aurais voulu ne pas penser au bonheur des autres avant le mien, et ne penser qu’à moi.

Ouf, quelle chance, je ne suis rien de tout ça !!!

Différent de corps et d’âme

Pas de rime aujourd’hui, mais une spéciale dédicace à tous les moins de 25 ans. Pas toujours une période facile pour certains, mais encore moins en ce moment (même si ce n’est pas le sujet de ce texte). Toutes mes pensées vont à vous.

J’ai soudainement eu envie de t’écrire, à toi, jeune homme de 25 ans mon cadet.

Tu n’es pas aussi insouciant que tu devrais l’être. Tu as pourtant déjà tout ce qui te rendra heureux plus tard : la chance de savoir apprécier les petits riens, une énergie formidable quand il s’agit de partager des moments de joie et de fête, ta créativité qui ne demande qu’à s’exprimer, ta curiosité qui t’enrichit chaque jour, ton ouverture d’esprit qui te permet de belles rencontres…

Tu as déjà ré-écrit une ou deux chansons plus jeune, mais tu n’as pas encore saisi que tu étais doué pour ça. Tu as aussi déjà écrit des textes, mais sans aller au bout de ton engagement. Tu écris actuellement pour les autres, soit des petites bulles d’humour, soit des brûlots enflammés quand tes émotions te submergent, et tu réalises à peine que ça plaît. Tu n’as pas encore compris que c’est par les mots et l’écrit que tu trouveras la paix, même si tu sais déjà que c’est une part importante de ta vie. C’est même une qualité qui te sera essentielle professionnellement, mais pas au sens où tu l’imagines. D’ailleurs, tes futurs métiers, tu ne sais même pas que certains d’entre eux existent !

Tu n’aimes pas particulièrement ton corps, en focalisant sur ses défauts, les visibles et les autres. Tu sais que tu n’as pas le choix et que tu dois faire avec, mais tu apprendras avec le temps à l’aimer tel qu’il est et dans les différents états qu’il connaîtra. Car, comme ton âme, il ne cessera jamais d’évoluer, en bien ou en mal.

Malgré tout, tu commences à esquisser tes fameux petits pas de danse, et tu te rends compte que ça t’apporte un certain succès. Même si tu en profites un peu, tes principes encore trop rigides, mais surtout une peur que tu ne veux pas t’avouer, t’empêchent d’aller aussi loin que tu le voudrais. Cette peur t’empoisonne et te pollue l’existence, alors que tu n’en as pas conscience. Elle t’empêche d’apprécier tout ce qui plus tard fera le sel de ta vie. Elle te bloque dans tes élans les plus profonds et te freine dans ton accès au bonheur. C’est cette peur qui te bloque aussi dans ta fusion avec la musique, qui t’apportera pourtant les émotions les plus intenses par la suite.

Ce que tu crains sans le savoir, c’est d’aimer. Oh, tu connais ce sentiment, tu l’as éprouvé maintes et maintes fois, mais ce fut à des niveaux si forts que tu ne pouvais le gérer et l’apprécier comme tu l’aurais dû. Ton erreur est de croire que ce n’est que l’Autre qu’on peut aimer de tout son cœur, uniquement l’absolu et tendre centre de tes pensées du moment, seulement ta potentielle âme-sœur…

Plus jeune, tu te focalisais avant tout sur les apparences. Dès qu’elle était belle, à sa manière, un peu différente du lot et de la norme, et que ton cœur était libre, tu te laissais chuter dans le gouffre de tes fantasmes d’enfant et de jeune ado. Fait amusant, ce goût de la différence déjà gamin ne te quittera pas, et c’est une richesse que tu apprécieras plus tard.

Plus âgé, il en fallait un peu plus, un sourire, un semblant de connivence, un début de discussion… A ce moment précis où je te parles, dans la fleur de ta vingtaine, celle qui monopolise tes pensées, tu la connais depuis quelques années maintenant. Tu l’aimes depuis quasi aussi longtemps, et il est certain qu’elle t’apprécie également, mais seulement comme un très bon ami. Et tu sais qu’elle est en train de t’échapper, tu as vu son regard vers ce grand et beau brun ténébreux. Et tu enrages et tu souffres. Peut-être était-ce le premier sérieux et véritable amour de ta vie, que tu n’as pas pu partager, du moins pas comme tu l’aurais voulu.

Comment dans ce cas te reprocher d’avoir peur d’aimer ? A chaque fois que tu l’as fait, tu penses n’avoir jamais rien reçu en retour, à part douleurs et tourments. C’est en fait là que tu te trompes, le véritable amour n’attend pas de réciproque. Il est certain que ça sonne comme un poncif, et je vois d’ici ton air goguenard. Tu saisiras peut-être mieux si tu sais que l’amour s’applique à tout, et pas simplement à une potentielle partenaire. Quand tu comprendras que tout peut te faire vibrer, qu’un petit rien peut déclencher une foule d’émotions (et des bonnes!), tu sauras où est la vraie richesse de ta vie. Seulement, pour le comprendre il faut l’éprouver. Peut-être faut-il avoir vécu d’autres choses, avoir connu d’autres chagrins.

Tu auras le déclic plus tard, peut-être pas du jour au lendemain, mais plus insidieusement, jusqu’à te rendre compte que tu as fait la plus grande partie du chemin, non pas vers la sagesse, mais tout simplement vers la vie véritable.

J’aurais tant voulu que tu saches tout ça plus tôt, surtout dans tes moments de doute, de douleur, voire de colère. Mais dis-toi que ces moments sont ce qui te fera avancer et devenir enfin toi-même.

Tu as tout mon respect.

Ton toi du futur

Saint Valentin ? Mon Cu… pidon a pété les plombs ! 3/3

Dernière partie de cette spéciale saint Valentin ! Version à mon sens la plus positive des trois, peut-être parce qu’elle finit bien ?

Spéciale dédicace à tous les célibs !

Pas tout perdu

J’étais serein quand je t’ai rencontrée.

Zen, liberté, surtout tranquillité.

Ah, le calme des soirées pleines de rien,

La douce torpeur des journées sans fin…

Je vivais cette solitude bienheureuse

Permise par l’espérance douteuse

Que d’une compagne je n’avais plus besoin.

C’est ainsi, dans ce doux mal, je me plaisais bien

Et puis un beau jour avec toi sont venus

L’esprit qui s’emballe comme un bel astre perdu,

La dure flamme des rêves à peine avoués,

La fébrilité de t’avoir à mes côtés,

Sourire béat quand tu envahis mes pensées,

Le cœur qui bat quand tu daignes me parler,

La folle croyance que pour chacun le bonheur

A la condition d’avoir trouvé son âme-sœur.

Mais tu m’as rejeté, donc tout est bien cassé

Mon pauvre cœur massacré, tout éparpillé,

Toi partie avec ce que tu as apporté.

Mais malgré tout ça, je dois te remercier

Car dans ce désastre tout n’est pas perdu :

Ma capacité d’aimer semble revenue…

J’aime à nouveau la vie, la joie et le vin

Et partout le bonheur si on cherche bien.

Pas besoin d’une compagne pour en profiter

Même si toujours on y gagne, si c’est partagé…

Saint Valentin ? Mon Cu… pidon a pété les plombs ! 2/3

Deuxième élément du trio valentinesque ! Par contre, pas sûr qu’on y parle de rupture, en fait…

Et vous, à la fin, vous choisissez quoi ???

Envie ou besoin ?

Ai-je besoin d’elle, ou juste de faire feu de tout bois ?

Me faut-il son corps, ou peu importe mes ébats ?

Sa compagnie m’est-elle indispensable,

Ou la solitude devenue insupportable ?

Ai-je besoin de sa main dans la mienne,

Ou peu importe qu’une autre la prenne ?

Dois-je envisager avec elle mon futur,

Ou ai-je envie de vivre à l’aventure ?

Je m’interroge sur mes appétences

Et cherche de potentielles espérances

D’avoir un jour les idées claires

Sur ce qui m’est vraiment cher,

De mes sentiments connaître la vérité

Et pouvoir doser mon animalité.

Simplement envie de passer du bon temps

Ou alors aimer éperdument ?

Finalement elle a choisi pour moi

Et m’a laissé dans mes émois.

Il aurait fallu que je choisisse

La vertu, ou le vice…

Saint Valentin ? Mon Cu… pidon a pété les plombs ! 1/3

Pas pu résister à profiter de la Saint Valentin pour vous faire partager trois visions de la rupture ! Mais oui, c’est un triptyque, Valentin le mérite bien !

Encore une fois, je vous laisse jauger la part de réel et d’imaginaire, mais vous aurez compris que le sujet m’inspire…

Premier volet un peu triste, ça s’éclaircit dans les prochains, promis !

Amoureux d’un fantôme

J’ai bien peur de ne t’avoir jamais aimée.

Elle n’existe pas, celle dont j’ai rêvé.

Elle a tes yeux, ton charme, ton sourire et ta voix,

Mais finalement je crois que jamais ce ne sera toi.

Elle a ton rire, ton esprit, tes mains et ton corps,

Mais bien malheureusement tu n’as pas son cœur.

Celle que j’aime n’a pas ton envie de liberté

Elle n’a pas tant d’amis que je ne peux les compter,

Au milieu desquels je suis perdu, juste un parmi des milliers.

Celle que j’aime ne pense qu’à moi,

Elle est triste quand elle ne me voit pas,

Et s’illumine quand elle est contre moi.

Peut-être est-ce moi qui suis dans l’erreur

D’attendre chez toi mon propre malheur.

Est-ce vraiment l’amour qu’ainsi souhaiter

Chez l’autre la même torture dont on est affligé ?

Tu as été cette femme, un certain soir de juin.

Tu étais dans mes bras, et j’étais dans les tiens,

Tes yeux plein de flammes, ton regard dans le mien.

Mais les flammes sont parties,

Et celle que j’aimais aussi…

Philosophie tchoutchienne

Premières rimes sur autre chose que les relations amoureuses, ça fait du bien de changer un peu de sujet ! Mais ça parle d’amour quand même, on ne se refait pas…

Être heureux c’est savoir

Tout ce qui t’entoure apprécier

Pas besoin de tout avoir

Juste se contenter de profiter

De la fraîcheur du matin,

Et du soir le parfum,

Des oiseaux du jardin,

Des chats qui les boufferaient bien.

Du chien qui n’écoute rien,

Sa truffe humide au creux de ta main,

Et sentir ses poils te chatouiller

Les oreilles et le bout du nez.

D’écrire sur tout et rien,

Pour exorciser ses chagrins.

Chercher dans les mots

Le bonheur et le beau.

Trouver dans toute circonstance

La drôlerie de l’existence

De l’absurde le comique,

Et oublier le tragique.

De la musique ressentir

L’incroyable plaisir,

Vibrer du plus profond

De son âme de trublion.

Respirer au grand air,

Et sourire au soleil,

De la vie se complaire,

Chanter sans pareil.

Danser comme un diable,

Des amis partager la table,

Être heureux aujourd’hui

Et tout aimer de sa vie.